Cou de l'oie
Manzat. Puy-de-Dôme. (63)
Selon un habitant du village, il s'agit d'un jeu très ancien.
Aucun rapport avec le jeu de l'oie de notre enfance! celui-là est un peu plus sanglant!
Le jeu du "Cou de l'oie" puise ses origines dans les fêtes païennes du Moyen-Age au cours desquelles il était courant de sacrifier un animal.
Il réapparait, semble-t-il, à Arfeuilles dans l'Allier en 1789. On dit qu'un cavalier venant annoncer l'abolition des privilèges arriva au bourg un 15 août dans une ferme où les paysans venaient de tuer une oie pour célébrer la fête patronale.
Dans l'euphorie qui suivit l'annonce, le cavalier fit suspendre l'oie par les pattes et lui coupa le cou d'un coup de sabre depuis son cheval lancé au galop. Le cavalier participa à la fête et promit de recommencer son exploit tous les ans.
Ce jeu équestre encore pratiqué à Arfeuilles le jour de la fête patronale, consiste, pour cinq cavaliers armés de sabres et montés sur cinq chevaux de trait de même force, à tenter chacun leur tour, de couper le cou d'une oie morte soigneusement préparée et suspendue par les pattes, et ce lancés au galop!
Une autre version nommée "Tir à l'oie" veut que la bête soit suspendue par le cou à une branche d'arbre. Le joueur, armé d'un long couteau ou d'un sabre, devait trancher d'un seul mouvement du bras le cou du volatile. On lui bandait au préalable les yeux et on le tournait plusieurs fois sur lui-même avant de le placer en direction de la cible. Il devait alors avancer (environ de 5 mètres) puis battre l'air de son couteau pour rencontrer le cou de sa victime et le sectionner. Si l'essai était concluant, l'oie se retrouvait au sol et le bon "tireur" emportait son dû.