Pages

Présentation

Ma collection farfelue

Le jour où j'ai trouvé cette plaque de rue, j'ai décidé de faire une collection de plaques farfelues.
Je les publie ici au fur et à mesure de mes découvertes.
Si vous avez dans votre ville ou votre village un nom amusant ou étonnant , n'hésitez pas à m'en faire part. (avec le nom de la commune et l'explication si vous la connaissez)
MERCI A TOUS

Catégories

Derniers Commentaires

Fond sonore

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Profil

Samedi 21 novembre 2009

Commune de Faucon. Vaucluse. (84)

On connaissait "crotte de bique", "crotte de chocolat", à la rigueur "crotte de mammouth"...
Mais cette réjouissante "crotte de verre" était vraiment très mystérieuse!.

Voilà enfin l'explication donnée par M. Alain Coullet, en relation avec la mairie de Faucon:

"Il s'agit d'un bon exemple d'une francisation parfaitement râtée, car l'origine en est la "rue de la grotte du verrat", cette ruelle étroite entre les maisons (à l'époque) comportait en effet des grottes, parfois prolongées par des voûtes pour les étendre un peu, et on y menait les truies au verrat ...
Mais souvent, on le sait, les français croyant comprendre vite et bien le patois (provençal ou occitan) de ces pays arriérés ... ont effectué des traductions aussi approximatives que ridicules."

Explication complétée par un de ses collègues, provençaliste émérite, M. Jean-Louis Ramel:

> Il faut rappeler aussi que ça décalque le mot provençal : en provençal la
> croto signifie une grotte creusée par l'homme à la différence d'ailleurs
> de la baumo qui signifie la grotte naturelle.
> En ce qui concerne le verrat ça se dit lou verre (voir dict. Lou pichot
> tresor) donc il n'y a pas eu de modification orthographique.

> Bien sûr on ne peut pas convertir le provençal croto de verre (prononcer
> croto dé véré) vers le français crotte de verre car il n'y a aucun
> parallèle entre la phonétique et le sens.

> Une crotte ne se dit d'ailleurs pas du tout ainsi en provençal ; c'est
> uno peto, par ex : uno peto de cabro !


 "Crotte de bique à la noisette"!(comme disait ma grand-mère)  voilà des explications précises et passionnantes !

Merci à eux ainsi qu'à Cathline qui m'avait envoyé la photo de la plaque 
http://le-jardin-de-cathline.over-blog.com/
Par Anoucha - Publié dans : Noms bizarres
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Jeudi 19 novembre 2009




En attendant que je trouve l'origine du nom de cette rue de Nantes, je vous propose un petit exercice de prononciation:

"La chaussée de la rue de l'Arche Sèche est-elle sèche, archi-sèche?"

Par Anoucha - Publié dans : Noms bizarres
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Mardi 17 novembre 2009
Une petite balade en bord de Seine pour admirer l'automne se reflétant sur la Seine, et... à la hauteur de l'écluse de Bois le Roi (77), une surprise:



Les cormorans se sont rassemblés sur le cable qui protège le barrage. Nous n'en avons jamais vu autant à la fois. On en compte au moins quinze. Ils nous offrent un joli spectacle : envols, plongées et retour sur le cable, ailes déployées, pour se faire sécher les plumes!!! Trop rigolos!


Si vous passez par là avec une petite faim, allez jusqu'au coeur du village. Au 79 Avenue Galliéni vous trouverez le restaurant "Le Baroque". Dans une petite salle moderne décorée de tableaux d'artistes locaux, on vous servira d'excellents petits plats à des prix raisonnables (surtout le midi) pour plus d'info: http://restaurant.lebaroque.free.fr
Par Anoucha - Publié dans : Escapades gourmandes - Communauté : Flâneries à Paris
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Dimanche 15 novembre 2009







J'avais publié cette plaque, l'an dernier sur Orange.
Vous en retrouverez l'origine dans la chronique que Claude Duneton a consacré  à ma collection dans le Figaro
Littéraire du 15/11.




           
Rue du bizarre 

Claude Duneton
05/11/2009 |

 

Une aimable correspondante qui habite en Seine-et-Marne me fait part de sa fascination pour les noms de rues qui sortent de l'ordinaire ; Dominique B. photographie même les plaques de rues qui l'intriguent, un peu partout en France, de sorte à se constituer une galerie personnelle de voies dont l'appellation fait monter le frisson de l'inconnu !
 Sa collection en cours, bien loin d'être complète, pose cependant un problème de toponymie particulier dès qu'on veut essayer de percer le secret des noms tordus. Il existe à Chailly-en-Bière (Seine-et-Marne) une rue de la Fosse-aux-Loups ; jouxtant la forêt de Fontainebleau, cette localité était jadis harcelée par les loups. « Quand les loups affamés s'approchaient trop du village, une battue était organisée pour les contraindre à emprunter une brèche aboutissant à une fosse rectangulaire, recouverte de branchages où ils tombaient sans pouvoir ressortir » - c'est l'explication traditionnelle que l'on donne à Chailly ; elle paraît logique et probable.

Toujours dans la forêt de Fontainebleau, où les allées portent des noms, la route de la Roche qui pleure se rencontre dans la section dite « les gorges de Franchard ». Elle doit son nom, écrit Mme B, « au fait qu'un des rochers a longtemps laissé filtrer l'eau goutte à goutte » ; elle cite un texte de 1837 : « Des âmes dévotes recueillent encore l'eau d'un rocher appelé Roche qui pleure, onde q ui, prétend-on, a la vertu de guérir plusieurs maladies ». Voilà qui est simple, rassurant, et en somme classique.

En général, l'imagination a beau jeu d'entraîner le visiteur - la visiteuse - dans des élucubrations sans réel fondement ; les rues du Pet-du-Diable, ou du Saut-du-Loup et autres Chanteloup nous entraînent vers des légendes locales en l'absence de documents et d'éléments de datation. Mais il existe une origine fréquente aux appellations fantaisistes, ce sont les vieilles enseignes oubliées. Nous n'avons plus idée des enseignes de rues, du XIVe siècle à la Révolution ; elles servaient à identifier les maisons particulières avant la numérotation - laquelle fut finalement imposée sous l'Empire. Ce furent longtemps des plaques de tôle peinte suspendues à des potences en fer, perpendiculaires aux façades, avant d'être remplacées, à Paris, après 1761, par des tableaux fixés à plat sur les murs. Cela étant, la plus grande fantaisie régnait dans ces formes archaïques de publicité - il s'agissait pour le commerçant d'être le plus voyant et le plus original possible. Il ne faut pas chercher ailleurs l'origine de la rue du Chat-qui Pêche, ouverte en 1540 à Paris. Une enseigne voyante se trouve certainement derrière la rue de l'Ane-Vert (Loury, Loiret), rue de la Chèvre-qui Danse, à Orléans, rue du Chat-qui Danse à Saint-Malo, ou rue de la Pie -qui-Boit… Cependant les enseignes ne résolvent pas tout : la rue Quiquengrogne, à Dieppe, pourquoi ? À part le jeu de mots évident, d'où sort l'allée du Chant-de-l'Heure à Annecy ?..

Deux énigmes de la « collection B » peuvent être aisément résolues ; le chemin du Hâ-Hâ, dans un hameau de Vendée, n'est pas une voie de rigolade : le haha est normalement un fossé, ou, selon Littré « Tout obstacle interrompant brusquement un chemin ». Le terme semble avoir eu une certaine vogue au XVIIIe siècle ; il servait de façon particulière à désigner « une ouverture faite au mur d'un jardin, avec un fossé en dehors, pour laisser la vue libre » sur le paysage. Pourquoi haha ? Probablement à cause de l'exclamation de surprise qui échappe à celui qui y tombe inopinément. Piron fait ainsi le portrait d'un étourdi : «…je gage mes oreilles/Qu'il est dans quelque allée à bayer aux corneilles/S'approchant pas à pas d'un haha qui l'attend/Et qu'il n'apercevra qu'en s'y précipitant ».

    La ville du Croisic, en Loire-Atlantique, patrie du poète Albert-Paul Granier, possède une rue du Pont-du-Chat. On appelait « pont de chat » une étroite passerelle qui reliait au niveau des étages deux maisons en vis -à-vis dans une rue. Les deux voisins s'étant sans doute fâchés, au Croisic, le pont de chat disparut, ne laissant comme trace que le nom de la rue pour faire rêver les passants !
Par Anoucha - Publié dans : Noms bizarres
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Samedi 14 novembre 2009

 

Commune de Sancerre. Cher (18)

Pas de clé pour la serrure de cette porte!

C'était, dans des temps anciens, la Porte-Céruse ou Séruse.
Il ne s'agissait alors que d'une  brèche faite dans le mur d'enceinte par l'artillerie de Charles IX qui avait attaqué Sancerre, rebelle à son autorité.

A l'extrémité la plus haute de cette rue pentue se trouve une vieille demeure bourgeoise qui portait jadis une plaque où était écrit:

"Qui grimpe en geignant et pestant
Ce raidillon est hérétique
Car même étant bon catholique
Il le gravit en protestant"

Par Anoucha - Publié dans : Noms bizarres
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus